Le viol et le meurtre de l’adolescente Lyhanna ont provoqué un électrochoc dans tout le pays. Dans la foulée, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait demandé à tous les procureurs d'examiner 85.000 procédures de violences sexuelles sur mineurs.
Puis il y a eu cette lettre, qui a fait beaucoup de bruit en plein cœur du mois d'août : douze pages adressées à son homologue de l'Intérieur, dans lesquelles il liste tous les dysfonctionnements dans la prise en compte de ces violences. Désormais, justice et police sont en ordre de marche : les violences sexuelles sur mineurs sont la priorité absolue.
Une priorité qui se fait au détriment d'autres dossiers, mis de côté pour le moment. Au micro de RTL, à la mi-août, en marge d'une visite à la prison de Réau, en Seine-et-Marne, Gérald Darmanin l'a dit clairement. "Il faut que nous mettions les moyens politiques, budgétaires, parfois aussi des moyens de priorisation des services d'enquête. Je pense qu'il vaut mieux regarder ce qui se passe dans les viols sur enfants que sur les cambriolages. Par exemple, ça me paraît plus grave, un viol sur les enfants. Je l'ai dit aux magistrats pour qu'on puisse répondre à la demande sociale très importante de violence faite aux enfants".






