Meta et les procureurs généraux de nombreux États et territoires américains ont annoncé mercredi avoir convenu d’une entente à l’amiable historique pouvant aller jusqu’à 17 milliards de dollars. L’accord, qui prévoit notamment que le géant technologique imposera des limites à ses jeunes usagers, met un terme à un mégaprocès au cœur duquel se trouvait la question de la santé mentale des adolescents utilisant ses populaires réseaux sociaux Facebook et Instagram. Regard sur le dossier et ses possibles conséquences ici.
Pourquoi Meta était-elle poursuivie ?La question est valide, car un nombre incalculable de poursuites et d’actions collectives ont été intentées au cours des années contre l’entreprise Meta aux États-Unis et ailleurs dans le monde — et sur une foule de sujets, dont le (non-)respect de la vie privée des utilisateurs. Une chatte y perdrait ses petits !Celles que vient régler l’entente annoncée mercredi avaient été intentées contre Meta par la quasi-totalité des États et des territoires outre-mer américains. On reprochait à l’entreprise technologique d’avoir provoqué une crise de santé mentale chez les jeunes Américains en les rendant volontairement dépendants, par des fonctionnalités intégrées à ses plateformes Facebook et Instagram — et d’en avoir caché les effets au public.Qu’est-ce que cette entente prévoit ?En plus de verser une somme pouvant aller jusqu’à 17 milliards de dollars, Meta a convenu de mettre en place des mesures de protection des utilisateurs mineurs sur Facebook et Instagram. Il est notamment question de leur imposer une « limite stricte » de deux heures d’utilisation quotidienne et de leur en bloquer l’utilisation nocturne (de minuit à 6 h).L’entreprise s’engage aussi à ne pas leur envoyer de notifications pendant les heures de cours ainsi qu’à instaurer des mesures « rigoureuses » de vérification de l’âge et de contrôle du contenu qui leur est présenté — surtout lorsqu’il est question de troubles alimentaires, d’automutilation et de glorification de l’intimidation. Meta accepte aussi de poser des limites à certaines fonctions de « comparaison sociale », dont les filtres photo améliorant l’apparence et le compte du nombre de mentions « J’aime ».En réglant le dossier une semaine après le début du mégaprocès, Meta évite par ailleurs de voir son grand patron et fondateur, Mark Zuckerberg, témoigner devant la justice américaine.











