Face à la multiplication des opérations attribuées à Moscou en Europe, le renseignement intérieur appelle à changer de posture. La France doit envisager de devoir faire face à des actions de guerre hybride plus brutales sur son sol, a estimé mercredi la directrice générale de la sécurité intérieure (DGSI)., en citant l'exemple des drones explosifs découverts à l'aéroport allemand de Leipzig.

"La découverte d'un drone explosif à Leipzig qui devait selon toute vraisemblance viser un appareil ayant vocation à soutenir l'armée ukrainienne est un signal sur le fait que nous devons considérer comme possible des actions hostiles plus directes, violentes, pouvant survenir sur notre territoire national", a déclaré Céline Berthon, cheffe de la DGSI.

Les actions de guerre hybride attribuées à la Russie se sont multipliées en Europe. En France, elles peuvent viser les entreprises du secteur de la défense, mais aussi "toute la chaîne qui concourt à alimenter la BITD (base industrielle et technologique de défense), les sous-traitants, et puis aussi tous les secteurs de production stratégiques, l'énergie, les communications qui peuvent être des cibles", a déclaré Céline Berthon lors d'un débat organisé par le patronat français, le Medef.