Emprisonné depuis 2017 et condamné à perpétuité en 2022, le mécène turc est devenu l'un des symboles de la répression contre la société civile dans le pays.
Publié le 25/08/2026 13:30
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Des manifestants brandissent une banderole réclamant la "liberté pour tous les prisonniers politiques", avec notamment un portrait de le philanthrope turc Osman Kavala, lors d'un rassemblement à Paris, le 29 mars 2025. (ERIC BRONCARD / AFP)
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a ordonné, mardi 25 août, à la Turquie de libérer "dans les plus brefs délais" Osman Kavala, jugeant "nulle et non avenue" la condamnation à la réclusion à perpétuité. Le tribunal de Strasbourg a également condamné Ankara à verser plus de 110 000 euros au philanthrope et éditeur turc.Arrêté en octobre 2017, Osman Kavala avait d'abord été poursuivi pour son soutien aux manifestations du parc Gezi de 2013. Acquitté une première fois en 2020, il avait été immédiatement réarrêté avant d'être condamné en 2022 pour "tentative de renversement du gouvernement". La CEDH estime que les poursuites et la détention d'Osman Kavala visaient principalement à le punir pour son rôle dans les manifestations de Gezi et ses prises de position en faveur des droits humains, mais aussi à "le réduire au silence".Les juges dénoncent de "graves défaillances" dans la procédure et plusieurs violations de ses droits, notamment et à un procès équitable. La Cour considère enfin que le refus répété d'Ankara de libérer Osman Kavala malgré ses précédentes décisions est susceptible "d'éroder la confiance" dans l'Etat de droit et "de porter atteinte à l'ordre constitutionnel".










