© Tim Mcdonagh - Dans la tête de Vincent Bolloré.Vincent Bolloré réside à villa Montmorency, sur la butte d’Auteuil, une résidence close, surveillée jour et nuit par des gardiens. Deux hôtels particuliers contigus lui servent de quartier général et d’adresse pour sa principale holding, la Compagnie de l’Odet. Dans la première demeure, son domicile caché derrière une haie de bambous. Ses amis, de l’époque où il recevait à dîner, décrivent une décoration bourgeoise, la bibliothèque abondante, parmi laquelle des manuscrits inédits. Son second hôtel particulier, donnant lui vers le boulevard de Montmorency, abrite ses bureaux. La 11e fortune de France, dont le groupe possède plus de 50 marques dans les médias, l’édition et la communication, y reçoit dans un salon que surplombe, posée sur un piédestal, une statue en plâtre de la Vierge. Regard de ciel finistérien, volubile, péremptoire, et dans les poches images pieuses et médailles miraculeuses qu’il distribue tel un missionnaire du siècle dernier - la conversion des foules, le dada de l’homme d’affaires officiellement retraité. Sur une étagère, une autre Vierge, en plastique celle-ci, contenant de l’eau bénite de Lourdes. Une amie la découvrant se prend à rire, le septuagénaire lui explique "avoir son yacht là-haut", comprendre à côté du bon Dieu. Le paradis, sa ligne de mire en version classe affaires. .north