Des migrants ayant traversé la frontière du Maroc vers l’Espagne sont retenus sur une plage par la police espagnole, dans l’enclave espagnole de Ceuta, le 21 août 2026. ANTONIO SEMPERE/AP

La priorité est « le retour et le rapatriement du plus grand nombre de personnes, majeures et mineures, en tenant compte du fait qu’il faut le faire dans le respect de l’ordre juridique et des droits humains », a affirmé mardi 25 août en conférence de presse le ministre de la politique territoriale espagnol, Angel Victor Torres.

Plus de 70 000 migrants ont fait irruption les 30 et 31 juillet dans ce petit territoire espagnol comptant 84 000 habitants, franchissant illégalement la frontière.

Beaucoup sont retournés au Maroc dans les heures suivantes, mais le gouvernement espagnol, du socialiste Pedro Sanchez, estime que 5 % à 10 % d’entre eux, soit 3 500 à 7 000 migrants, dont des milliers de mineurs non accompagnés soumis à une protection particulière, sont toujours aujourd’hui à Ceuta.

Le protocole de rapatriement, un processus très lent