Arthur Fils durant la finale du Masters 1000 de Cincinnati, à Mason (Ohio), le 23 août 2026. DYLAN BUELL/AFP
Il aura donc fallu attendre plus de dix ans pour voir un tennisman français s’imposer en Masters 1000, la catégorie la plus relevée du circuit après les Grand Chelem. Depuis Jo-Wilfried Tsonga, en 2014 à Toronto (Canada), plusieurs s’en étaient approchés. En vain. Jusqu’à Arthur Fils, pour la toute première finale de sa carrière à ce niveau. Avec sa victoire sur l’Américain Frances Tiafoe (6-3, 1-6, 6-0), dimanche 23 août, à Cincinnati (Ohio), le Francilien devient même, à 22 ans, le plus jeune de ses compatriotes à signer une telle prouesse.
L’histoire est d’autant plus belle que depuis sa création en 1899, l’événement résistait aux Bleus. Un seul avait réussi à inscrire son nom au palmarès : Guy Forget, en 1991 à la barbe de Pete Sampras, alors tenant du titre à l’US Open. Le parcours d’Arthur Fils dans cette édition a pourtant eu des airs de promenade de santé. Deux succès secs sur des membres du Top 10 : l’Australien Alex De Minaur, 8e mondial, en huitièmes (6-3, 6-4), puis l’Italien Flavio Cobolli, 10e mondial et récent finaliste de Roland-Garros, en demies (6-3, 6-4). Seuls deux sets concédés durant tout le tournoi : un face au Tchèque Jiri Lehecka, 14e mondial, au troisième tour (6-1, 6-7, 6-3), et un autre durant la finale contre Tiafoe.










