Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Tunisie Tunisie Tunisie Un bateau transportant 15 migrants tunisiens a fait naufrage dans la nuit de vendredi à samedi. Une seule personne a été secourue et trois autres sont toujours portées disparues. La garde nationale tunisienne a annoncé, dimanche 23 août, avoir repêché 11 corps en mer après le naufrage d’un bateau transportant 15 migrants. Trois personnes sont portées disparues. Le bateau, qui transportait 15 Tunisiens, a coulé dans la nuit de vendredi à samedi au large de Zarzis, dans le sud de la Tunisie. Une personne a pu être secourue. « Les opérations de recherche ont permis de repêcher trois corps hier et huit aujourd’hui », a fait savoir dimanche la garde nationale dans un communiqué, précisant que les recherches se poursuivaient pour retrouver les autres passagers. Samedi soir, des habitants de Ben Gardane, une ville marginalisée près de la frontière libyenne d’où provenaient 14 des migrants, ont manifesté après l’annonce du naufrage, bloquant des routes et incendiant des pneus. Déjà plus de 900 morts cette année La Tunisie, dont les côtes se trouvent à 145 kilomètres de l’île italienne de Lampedusa, est un point de départ majeur pour les personnes tentant la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Europe. La Méditerranée centrale constitue la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cette dernière a affirmé plus tôt ce mois-ci que le nombre de morts de migrants en Méditerranée centrale avait plus que doublé au cours des quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Au moins 914 migrants sont morts ou ont disparu sur cette route cette année, selon l’OIM. En 2023, la Tunisie a signé un accord de 255 millions d’euros avec l’Union européenne, dont près de la moitié était destinée à la lutte contre l’immigration irrégulière. Cet accord, soutenu par le gouvernement italien d’extrême droite, visait à renforcer la capacité de la Tunisie à empêcher les embarcations de quitter ses côtes. Le Monde avec AFP