Société Les syndicats de journalistes qualifient de « provocation » la visite en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, accusé d’avoir participé à la disparition d’un journaliste en 2021. Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane lors de son précédent passage à l’Élysée, en 2023. Ibrahim Ezzat / NurPhoto via AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 23 août 2026 à 17h14 Plusieurs syndicats de journalistes français ont condamné dimanche la visite en France du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, la qualifiant de « provocation » envers les défenseurs de la liberté de la presse. « Cette nouvelle invitation du prince héritier par Emmanuel Macron sonne comme une provocation pour les défenseurs de la liberté de la presse et de la liberté d’expression », ont affirmé dans un communiqué le Syndicat national des journalistes (SNJ), le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO. Les organisations syndicales ont rappelé qu’une plainte contre Mohammed ben Salmane pour « tortures et disparitions forcées » déposée en 2021 par les associations Trial International et Reporters sans frontières (RSF), concernant la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, est en cours d’instruction. Ce journaliste, résidant aux États-Unis et critique du pouvoir saoudien, avait été assassiné au consulat saoudien à Istanbul en 2018 et son corps, démembré, n’a jamais été retrouvé. Découvrir la note et la critique “The Dissident” : derrière le meurtre sordide d’un journaliste du Washington Post, une menace pour la liberté d’expression L’Arabie saoudite avait été vivement critiquée après l’assassinat de ce journaliste dissident, dans lequel les services secrets américains avaient pointé la responsabilité directe de Mohammed ben Salmane. « Actuellement, 18 journalistes sont emprisonnés en Arabie saoudite, selon le décompte de RSF », ont aussi souligné les syndicats. La visite du prince héritier débute dimanche par la cérémonie de clôture de la compétition de jeux vidéo E-sport World Cup et doit se poursuivre lundi avec « de nombreux accords » attendus, a déclaré vendredi l’Élysée. Sur le plan diplomatique et sécuritaire, la crise Iran-Arabie Saoudite, la fermeture du détroit d’Ormuz, le dossier israélo-palestinien et la solution à deux États, la situation libanaise ou encore la situation syrienne seront autant de sujets qui seront abordés lors des entretiens entre les deux dirigeants. La présidence française n’a pas précisé si la question des droits humains allait être évoquée. À lire aussi : En visite en France, “MBS” affûte le soft power culturel de l’Arabie saoudite Société Liberté de la presse Arabie saoudite Reporters sans frontières Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Des syndicats de journalistes dénoncent la visite en France du prince héritier saoudien
Les syndicats de journalistes qualifient de « provocation » la visite en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, accusé d’avoir participé à la disparition d’un journaliste en 2021.










