Après un enchaînement inédit de canicules marines cet été, Alex Le Corre pêche jusqu’à dix fois moins de poissons au large de Lesconil, port traditionnel du Finistère Sud. Malgré sa passion, de premières inquiétudes naissent sur l’avenir du métier.Alex Le Corre et Pol Grappe, pêcheurs artisanaux de Lesconil, n'ont jamais aussi peu attrapé de poissons que cet été 2026. LP/Sidonie Blaise Le soleil se lève au large du Finistère Sud ce 18 août, et avec lui, les premiers filets des pêcheurs. Leurs mailles scintillent. Peu de poissons viennent les obstruer. « Un kilo et demi de soles, de rougets ou de maquereaux, c’est minable. Avant, on pouvait en faire dix fois plus », soupire Pol Grappe, 22 ans, déjà rodé après deux ans de métier et un lycée maritime.Avec lui sur le pont depuis 5 heures du matin, son patron Alex Le Corre, fils de pêcheurs et vingt-deux ans de mer à son actif, abonde : « je n’ai jamais aussi peu pêché que cet été, et l’eau n’a jamais été aussi chaude. »
« Je n’ai jamais aussi peu pêché que cet été » : dans le Finistère, la pêche artisanale souffre du réchauffement climatique
Après un enchaînement inédit de canicules marines cet été, Alex Le Corre pêche jusqu’à dix fois moins de poissons au large de Lesconil, port









