Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Corée du Sud Corée du Sud Corée du Sud Ha Young a dû s’excuser d’avoir évoqué son arrière-grand-père médecin, qui était par ailleurs conseiller d’une association projaponnaise pendant la période coloniale (1910-1945). Article réservé aux abonnés Ha Young a retrouvé les plateaux de tournage. L’actrice sud-coréenne au cœur d’une controverse sur le passé collaborationniste de sa famille a repris, jeudi 20 août, la préparation de la nouvelle série de la chaîne SBS, The Long Shot Trial. La tempête médiatique qui a ravivé les clivages mémoriels entre la Corée du Sud et le Japon l’avait amenée à prendre une semaine de repos. Invitée le 7 août de l’émission de débat de la chaîne publique KBS « Problem Child in House », Ha Young a expliqué être issue d’une famille de médecins depuis quatre générations. Elle a ajouté que son arrière-grand-père, Ahn Sang-ho (1872-1927), avait étudié à Tokyo et avait contribué à la diffusion de la médecine occidentale dans la péninsule. De quoi titiller la curiosité de Coréens qui ont découvert que l’aïeul avait été un collaborateur actif du Japon pendant la période coloniale, entre 1910 et 1945. Ahn Sang-ho a notamment œuvré comme conseiller de l’Association d’amitié industrielle Taisho. Créée en 1916 à Séoul, cette Daejeong Chinmokhoe (son nom coréen) rassemblait des hauts fonctionnaires, des aristocrates, de grands propriétaires et des industriels coréens, autour de personnalités projaponaises de premier plan. Elle comptait ainsi Cho Jung-eung (1860-1919), aristocrate et ministre figurant parmi les « huit traîtres de l’année du chien de métal » (selon l’astrologie chinoise) qui ont signé en 1910 le traité d’annexion de la péninsule. Il vous reste 76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.