La façade de la Maison de l’Argentine, à la Cité internationale universitaire de Paris, le 18 mars 2024. JULIE SEBADELHA/AFP
Les élues de la Ville de Paris chargées de l’université, Mélody Tonolli, et des relations internationales, Audrey Pulvar, demandent au ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, « une enquête sur la gestion et le fonctionnement de la Maison de l’Argentine », dans une lettre envoyée le 30 juillet, que l’Agence France-Presse (AFP) a pu consulter. Ce haut lieu de diffusion culturelle et scientifique est au cœur de polémiques depuis que le gouvernement de Javier Milei a nommé l’avocat franco-argentin Santiago Muzio à sa direction.
La Cité internationale universitaire de Paris (CIUP) est un immense campus situé dans le sud de Paris qui accueille chaque année 12 000 étudiants, chercheurs et artistes de 150 nationalités dans 47 maisons, dont celle de l’Argentine, selon son site Internet.
Dans ce courrier, Mmes Tonolli et Pulvar expriment leur inquiétude face aux « décisions d’évictions » de « plusieurs résident·e·s » de la Maison de l’Argentine « sans solution pérenne de relogement pour la rentrée ». Elles déplorent, en outre, le retrait d’une plaque commémorative consacrée aux 30 000 disparus de la dictature argentine.






