(Crédit photo: Shutterstock/supimol kumying)
Les automates programmables Siemens S7 sont visés par une nouvelle attaque contre les infrastructures critiques des secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’agricultureLes attaquants utilisent des malwares générés par IA pour enchaîner les exploitations de failles et dissimulent leurs logiciels malveillants sous la forme d’outils de surveillanceL’identité des attaquants reste inconnueUn avertissement conjoint publié par plusieurs agences fédérales indique que les infrastructures critiques américaines font face à une « menace active », sous la forme de malwares générés par IA qui ciblent spécifiquement les automates programmables industriels, ou PLC.Les PLC sont largement utilisés dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’agriculture pour contrôler des pompes et surveiller différents systèmes. Ces attaques ont été qualifiées d’« évolution » des capacités des attaquants, les systèmes d’IA étant capables d’enchaîner plusieurs exploitations de failles afin de prendre le contrôle des automates.L’avertissement émane notamment de la National Security Agency (NSA) et du FBI, aux côtés d’autres agences fédérales. Dans leur avis, elles préviennent : « Il ne s’agit pas d’un risque théorique, mais d’une menace active. »Les automates Siemens S7 sont activement attaqués L’avis précise que les automates Siemens S7 constituent la cible privilégiée de cette nouvelle campagne. Les attaquants s’appuient sur un « développement assisté par IA » pour mener leurs intrusions.« Selon les circonstances précises, l’exploitation de PLC mal protégés pourrait perturber des processus industriels critiques, provoquer des incidents de sécurité, des interruptions ou des dommages matériels, compromettre des données sensibles, entraîner des violations de conformité et provoquer des répercussions en cascade sur des systèmes interconnectés », avertit le document.L’identité des attaquants n’a pas été révélée. Les infrastructures critiques constituent cependant une cible privilégiée des groupes soutenus par des États, qui cherchent à repérer des systèmes susceptibles d’être ensuite utilisés pour paralyser le traitement de l’eau ou perturber l’approvisionnement énergétique.Les hackers localisent les PLC vulnérables à l’aide de plateformes de scan Internet et déguisent leurs malwares en outils de surveillance afin d’échapper à la détection. Pour se protéger contre ce vecteur d’attaque, l’avis recommande d’isoler les automates d’Internet et d’installer les mises à jour logicielles dès leur disponibilité.Les autorités décrivent ces attaques comme « une évolution des capacités des acteurs malveillants ». Les scripts générés par IA « réduisent considérablement l’expertise technique et le temps nécessaires pour développer des scripts d’exploitation fonctionnels et des outils malveillants ».Qui cible les infrastructures critiques ? La guerre entre les États-Unis et l’Iran a entraîné une hausse importante des attaques contre les infrastructures critiques.En juillet 2026, une attaque contre les technologies opérationnelles de 30 réseaux d’eau communautaires du Minnesota a montré des signes d’implication iranienne. Peu avant l’attaque, la CISA avait mis à jour un avis indiquant que des automates de Rockwell Automation, Schneider Electric et Siemens faisaient l’objet d’attaques actives.En avril, des automates fabriqués par Rockwell Automation/Allen-Bradley avaient été exploités lors d’attaques contre des systèmes d’eau et d’énergie, ainsi que pour compromettre des services et installations gouvernementaux.Les systèmes de jaugeage automatique des réservoirs, ou ATG, ont également été visés lors d’attaques touchant les secteurs de l’énergie, de la chimie, de l’alimentation, de l’agriculture et des transports. Ces systèmes étaient eux aussi largement exposés à Internet. Une fois compromis, ils peuvent permettre aux attaquants de désactiver des dispositifs chargés de surveiller les niveaux de carburant, la température et d’éventuelles fuites.La Russie a également participé à des campagnes visant les infrastructures critiques à l’échelle mondiale. Ces attaques ont ciblé des équipements réseau défaillants ou mal configurés, notamment des routeurs arrivés en fin de vie et ne recevant plus de mises à jour.Ce que Google a découvert sur les hackers et l’IA fait froid dans le dosL’IA accélère la cybercriminalité : les hackers n’ont jamais été aussi rapides« Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg », Google alerte sur des hackers aidés par l’IA pour trouver des zero-day












