L’été, à la nuit tombée, les salles obscures se délocalisent volontiers. À Ciné-jardins à Stains, à Ciné Parvis au Mémorial de la Shoah et au Festival de cinéma de plein air des Vedettes de Paris au pied de la tour Eiffel, voici quelques idées pour se faire une toile. « Le Robot sauvage » de Chris Sanders, d’après le livre de Peter Brown. Photo DreamWorks Animation - Universal Pictures / DreamWorks Animation - Universal Pictures Par Adèle Buijtenhuijs Publié le 21 août 2026 à 09h00 “Le Robot sauvage” de Chris Sanders Où ? Au festival Ciné-jardins, dans les Jardins familiaux de Stains, rue des Huleux, 93 Stains.Quoi ? En cet été meurtrier, où les mégafeux et la canicule font rage, il fait bon (re) voir cette fable écologique d’anticipation. Adapté d’un roman jeunesse de Peter Brown, Le Robot sauvage est une véritable pépite d’animation mêlant technologies 2D et 3D. Et si la forme est réussie, le fond l’est tout autant. Arrivé on ne sait comment sur une île inhabitée, l’automate Rozzum 7134, surnommé Roz, recueille et élève une petite oie baptisée Joli-Bec, et pour l’épauler dans sa mission, s’allie à Escobar, renard taquin et (jusque-là) solitaire. L’adorable famille recomposée fera front devant chaque épreuve. Car l’amour triomphe toujours, nous dit le film, qui mélange savamment SF et récit d’apprentissage. Les plus sensibles sentiront peut-être couler un léger filet d’eau sur leurs joues : qu’ils n’essaient surtout pas de le retenir !Avec qui ? En famille, pour discuter écologie, solidarité et respect de la différence. Ou avec votre grand-oncle climatosceptique. Lire la critique “Le Robot sauvage” : une fable écologique d’anticipation au graphisme époustouflant “To Be or Not to Be” d’Ernst Lubitsch “To Be or Not to Be” d’Ernst Lubitsch, avec Jack Benny et Carole Lombard. Photo United Artists Où ? Au festival Ciné Parvis, au Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-L’Asnier, 4e.Quoi ? À Varsovie, en août 1939, les rues paisibles de la ville n’ont pas encore connu les affres de la guerre. Adolf Hitler s’y promène seul, sans garde rapprochée : il s’agit en fait d’un comédien venu tester la crédibilité de son costume. Mais la troupe à laquelle il appartient voit l’une de ses représentations annulée, car le « vrai » chancelier a envahi la Pologne. L’heure n’est plus au spectacle, surtout quand un professeur polonais, en réalité un espion nazi, débarque dans la capitale… Dans ce film de Lubitsch, sans doute son plus abouti, les apparences sont souvent trompeuses. Les personnages, joués par des acteurs formidables, feignent, cabotinent, bluffent, s’enflamment, se déguisent. Une satire résolument moderne, aux dialogues ciselés et à la mise en scène brillante, où le cinéaste déploie tout son humour : sûrement la meilleure arme face à la barbarie.Avec qui ? Celles et ceux devant qui vous souhaitez frimer en exposant votre cinéphilie pointue.s Le 22 août, à 21h30. 5 €. Résa. cons. memorialdelashoah.org Lire la critique “To Be or Not to Be”, satire mordante d’Ernst Lubitsch “La La Land” de Damien Chazelle « La La Land » de Damien Chazelle, avec Callie Hernandez, Jessica Rothe, Emma Stone et Sonoya Mizuno. - / Black Label Media - Gilbert Films - Impostor Pictures - Marc Platt Productions Où ? Au Festival de cinéma de plein air des Vedettes de Paris. Port de Suffren, 7e.Quoi ? Après Chantons sous la pluie, West Side Story ou Drôle de frimousse, il en fallait de l’audace pour redonner ses lettres de noblesse à la comédie musicale. Damien Chazelle, grand admirateur de Jacques Demy, l’a fait, et avec brio ! La La Land, c’est une histoire d’amour entre Mia et Sebastian, elle actrice, lui musicien, qui tentent vaillamment de se frayer un chemin dans le monde impénétrable du show-business. Ce sont aussi des airs que l’on n’oublie pas, composés par Justin Hurwitz, compagnon de toujours de Chazelle, de Someone in the Crowd à Another Day of Sun, en passant par le mythique City of Stars. Puis des danses, tantôt électrisantes, sur un pont au milieu d’embouteillages, tantôt emplies de poésie, dans un planétarium. Ainsi, La La Land est un film que l’on savoure volontiers en bord de Seine, sous les étoiles.Avec qui ? Votre « date », conjoint ou compagne. À qui vous pourrez offrir en bonus une croisière musicale sur la Seine avant la séance, moyennant 20 euros de plus. Lire la critique “La La Land”, un tourbillon de magie devant la caméra inspirée de Damien Chazelle À lire aussi : Cinéma en plein air à Paris : les meilleurs spots de l’été 2026