Un condamné à mort a été exécuté ce vendredi 21 août 2026 au Japon pour l'incendie d'une salle de jeu en 2009 qui avait fait cinq morts. Il s'agit de la première exécution au Japon depuis l'arrivée au pouvoir de la Première ministre Sanae Takaichi en octobre dernier. La précédente, celle de Takahiro Shiraishi, le "tueur de Twitter", qui avait assassiné et démembré neuf personnes, remontait à juin 2025.
Sunao Takami, l'homme de 58 ans exécuté, avait arrosé d'essence une salle de pachinko - sorte de jeu de billard vertical utilisant des billes métalliques - à Osaka, près de son domicile, avant d'y mettre le feu, tuant quatre clients et un employé.
Le Japon et les États-Unis sont les seuls membres du G7 à recourir à la peine de mort. Malgré des critiques notamment sur la lenteur des procédures et les conditions d'exécution, l'opinion nippone y reste très majoritairement favorable.
Selon une enquête du gouvernement menée en 2024, 83% des personnes interrogées estimaient la peine de mort "inévitable". L'étude a toutefois également montré que la proportion de ceux favorables à son abolition était passée à 17%, contre 9% cinq ans plus tôt.
Informé le matin mêmeLe procédé fait néanmoins l'objet de vives critiques, les condamnés à mort n'étant généralement informés que le matin même de leur exécution imminente par pendaison.










