Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Roumanie Roumanie Roumanie De plus en plus d’appareils et de débris s’écrasent dans les deux pays, perturbant leur économie. Si le caractère intentionnel de ces incursions est souvent difficile à établir, la répétition des incidents fait craindre des attaques hybrides russes visant à tester les marges de l’Europe. Article réservé aux abonnés Ces dernières semaines, les vacanciers profitant du littoral roumain ont été plusieurs fois surpris par des débris de drones, flottant dans l’eau ou s’échouant sur la plage. Si les attaques dans la région de la mer Noire et du Danube se produisent régulièrement depuis l’invasion russe en Ukraine en 2022, elles se sont intensifiées cet été. « Alors qu’il y a peu d’avancées sur le front du Donbass, la Russie augmente ses frappes sur les infrastructures économiques de l’Ukraine, des ports de la mer Noire et du Danube, en pleine saison d’exportation de céréales et produits agroalimentaires », explique Dorin Popescu, analyste en géopolitique de la mer Noire pour le groupe de réflexion Black Sea House, et ancien diplomate en Russie et Ukraine. Début août, le gouvernement ukrainien a estimé que près de la moitié de ses exportations de produits agroalimentaires ne pourra pas être assurée si ces attaques perdurent. L’intensification des frappes dans la région d’Odessa se fait particulièrement ressentir à la frontière roumaine, sur le flanc est de l’OTAN, comme en Moldavie. Cette recrudescence a été récemment qualifiée de « sans précédent » par le ministère de la défense roumain. Depuis la chute d’un drone dans la ville de Galati le 29 mai, qui a fait deux blessés, et malgré la fermeture du consulat russe à Constanta comme riposte diplomatique, une quinzaine d’aéronefs sans pilote ont pénétré les territoires roumains et moldaves. Il vous reste 75.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.