Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 21 juillet 2026. ABDUL SABOOR / REUTERS

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, et la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, ont condamné samedi 15 août les propos antisémites d’une commerçante en Isère, filmés par une vidéo devenue virale. « Dès que la vidéo a été portée à ma connaissance, la gendarmerie nationale a ouvert une enquête en lien avec le parquet », a écrit M. Nuñez sur X.

« La personne concernée devra répondre des propos tenus » qui « n’ont pas de place dans notre République », a-t-il ajouté. « Aucun acte antisémite, aucun acte raciste, aucun acte de haine ne saurait être toléré », a aussi estimé Aurore Bergé dans un communiqué publié sur X.

Une enquête a été ouverte du chef de « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine ou de la religion », a confirmé samedi soir le parquet de Grenoble dans un communiqué. Entendue samedi, la mise en cause « a reconnu les propos tenus en expliquant le contexte dans lequel ils avaient été prononcés », a ajouté le parquet, précisant qu’il n’avait pris aucune décision à son encontre à l’issue de son audition « dans la mesure où des témoins doivent encore être entendus ».