Jason Arday porte la flamme olympique à Londres, le 23 juillet 2012. JOE GIDDENS/LOCOG/PA VIA AP
Les hommages se multiplient samedi 15 août en mémoire de Jason Arday, ancien professeur de l’université de Cambridge retrouvé mort vendredi après avoir été au cœur d’un scandale de plagiat, des proches et des collègues dénonçant « un harcèlement » contre lui depuis sa nomination, il y a trois ans.
Jason Arday, qui avait 41 ans, avait démissionné le 5 août de la prestigieuse université, dont il était devenu en 2023 le plus jeune professeur noir. Il était professeur de sociologie de l’éducation. « Ce que j’ai vécu est allé bien au-delà d’un simple désaccord académique. Les accusations incessantes, les spéculations et les commentaires publics ont eu de profondes répercussions sur moi », avait-il écrit alors dans son communiqué.
Les doutes s’étaient accumulés concernant ses travaux mais aussi ses affirmations sur son parcours, jusque-là considéré comme exemplaire. Il était accusé d’avoir plagié certaines parties de sa thèse de doctorat, ce qu’il niait.
Pour ses défenseurs, le racisme a motivé une partie de l’examen pointilleux de son parcours. « Jason a été la cible d’une campagne de harcèlement continu pendant plus de trois ans après avoir accepté son poste de professeur, a dénoncé sa famille dans un communiqué diffusé par son éditeur, Simon & Schuster. Cette campagne de désinformation a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui a toujours voulu voir le meilleur en chacun. »










