Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Bande de Gaza Bande de Gaza Bande de Gaza Pour la première fois en trente-neuf ans d’existence, le mouvement islamiste palestinien a accepté de mettre la question de son désarmement sur la table. La feuille de route du Conseil de la paix approuvée par Donald Trump prévoit un processus progressif et vérifié, avançant en parallèle du retrait de l’armée israélienne. Ce que Benyamin Nétanyahou refuse. Article réservé aux abonnés Désarmer le Hamas. C’est le point numéro 8 de la feuille de route établie en juillet par le Conseil de la paix, l’organe international créé par Donald Trump pour garantir la paix et superviser la reconstruction de la bande de Gaza. C’est le nerf des négociations menées depuis des mois entre le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, haut représentant du Conseil, et le Hamas. Jusque-là, le mouvement, auteur des massacres du 7 octobre 2023 en Israël, restait inflexible : il n’était pas question d’aborder ce sujet existentiel – la résistance armée étant au cœur de son identité – tant qu’Israël n’aurait pas respecté ses obligations au titre de l’accord de Charm El-Cheikh du 9 octobre 2025, à commencer par un cessez-le-feu et l’entrée sans entraves de l’aide humanitaire dans l’enclave. Depuis cette date, l’Etat hébreu a tué plus de 1 260 personnes, en a blessé plus de 4 100, et a étendu son occupation militaire jusqu’à contrôler 70 % du territoire palestinien, tandis que les organisations humanitaires continuent de dénoncer les obstructions à l’acheminement de l’aide. Surtout, l’équipe du Conseil, composée d’émissaires comme l’Américain Aryeh Lightstone et l’Israélien Liran Tancman, s’était alignée sur les positions de l’Etat hébreu : soit l’exigence d’un désarmement total du Hamas avant d’envisager un repli de l’armée israélienne et la reconstruction de Gaza, où la majorité des 2,2 millions d’habitants vivent dans des tentes ou dans les ruines de leur habitation. « Toute la formule était conçue pour que le Hamas dise non », relève Jaser Abu Mousa, chercheur palestinien au Middle East Institute, aux Etats-Unis. Il vous reste 84.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.