Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Havres des cimes L’épisode 6 sera disponible prochainement. Havres des cimes L’épisode 6 sera disponible prochainement. « Havres des cimes » (5/7). Il n’y a pas le Wi-Fi, on ne peut pas payer par carte bancaire et il est même interdit d’utiliser un sèche-cheveux ! Dans les refuges de montagne, qui connaissent une hausse de fréquentation, la cohabitation est parfois difficile entre habitués et randonneurs du dimanche. Article réservé aux abonnés Fin de journée dans ce refuge des Hautes-Alpes. La gardienne termine la préparation du dîner quand elle entend un vrombissement suspect. On dirait… mais oui, c’est bien le bruit d’un sèche-cheveux ! Elle traverse le refuge en courant vers la salle de bains, hèle une randonneuse en plein brushing : « Vous ne pouvez pas utiliser ce type d’appareil ici ! Avec sa résistance, vous allez pomper toute la réserve d’électricité ! » La randonneuse ne comprend pas, son appareil est minuscule, la gardienne n’est décidément pas commode. Elle quittera le refuge, polie mais un peu vexée. Ce type d’anecdote, livrée en « off » de peur de passer pour le grincheux de service, est un classique du tourisme de montagne. Entre les exigences des refuges, aux ressources énergétiques très limitées, et les habitudes de confort des randonneurs du dimanche, la cohabitation n’est pas toujours facile. Les premiers à grincer des dents sont les habitués, qui voient parfois d’un mauvais œil ces néophytes ne maîtrisant pas les codes des sommets. « J’ai vu des scènes incroyables de personnes qui s’étonnent de ne pas pouvoir payer en carte bancaire, qui exigent une douche chaude alors même qu’ils repartiront le lendemain chez eux, s’agace ainsi l’un d’eux. Sans compter ceux qui ne comprennent pas qu’il n’y ait pas le Wi-Fi ! » Il vous reste 81.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.