Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma La 79ᵉ édition du festival de cinéma suisse, qui se clôt samedi 15 août avec la remise du Léopard d’or, a révélé le Vietnamien Lê Bao, réalisateur de l’enivrant « Hearing ». Article réservé aux abonnés Arbres, champignons, ermites et autres habitants des sous-bois (loups, cerfs…) se sont donné rendez-vous sur les écrans de Locarno, en Suisse. Plus que jamais, la forêt comme refuge, mais aussi l’urgence écologique ont nourri les récits, lors de la 79ᵉ édition du Festival international du film. La manifestation s’achèvera, samedi 15 août, avec la remise du Léopard d’or par le président du jury, le Belge Fabrice Du Welz. Cela a commencé dès la soirée d’ouverture, mercredi 5 août, avec la projection en plein air du deuxième « long » de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, Les Yeux verts (après le beau et aventureux Gagarine, 2020, sorti en salle en 2021) : les spectateurs ont découvert, stupéfaits, les premiers plans du film survolant la forêt des Landes, paisible et semblable à un épais manteau de verdure, alors que, quelques jours plus tôt, les images de flammes dévorant les résineux faisaient la une de l’actualité. Il y avait de quoi être troublé par ce télescopage entre fiction et réalité. Dans ce drame teinté de fantastique, porteur d’espoir, mais trop chargé de symboles, les personnages trouvent un peu de quiétude dans les fougères et les tapis d’aiguilles. La reconnexion avec la nature constitue l’un des moteurs du récit, tandis qu’un jeune réfugié (Sayyid El Alami, décidément excellent), traumatisé par le rejet de la demande d’asile de sa famille, tombe dans un profond sommeil – une maladie connue sous le nom de syndrome de résignation. Il vous reste 79.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.