Rencontrés en matinée de presse au centre-ville de Montréal, le cinéaste Antonin Baudry et l’acteur Simon Abkarian abordent avec une certaine modestie les attentes entourant La bataille de Gaulle. Résistance, premier volet d’un titanesque diptyque, qui prend l’affiche au Québec vendredi après avoir connu un important succès commercial en France. Le film raconte la création du mouvement France libre par le général de Gaulle depuis Londres pendant les premières années de la Seconde Guerre mondiale. On a souvent dit qu’il s’agissait d’une nouvelle tentative de Pathé pour rassembler le public français autour d’une œuvre à forte résonance historique — dotée, de surcroît, de l’un des plus importants budgets de l’histoire du cinéma hexagonal.« Je ne me suis mis aucune pression sur le plan économique, explique Baudry, qui a coscénarisé ce drame historique avec son épouse, Bérénice Vila. La mission que je m’étais fixée, c’était seulement de raconter l’histoire folle de la France libre, d’une manière fidèle à ce que des gens ont réellement vécu. Il est vrai qu’on a comparé le projet à des blockbusters hollywoodiens, mais cette étiquette devrait davantage se mesurer aux entrées en salle. Parce que pourquoi n’aurions-nous pas le droit, en Europe aussi, de tourner avec de gros budgets ? »
«La bataille de Gaulle. Résistance»: au-delà de l’icône
Simon Abkarian a tenté d’humaniser la figure du général de Gaulle dans cette superproduction signée Antonin Baudry.







