Les paysages de l'Hexagone virent au jaune et au brun. L'été historiquement chaud que traverse la France, combiné au déficit de pluie qui touche le pays depuis plusieurs mois, a créé une sécheresse qui ne cesse d'empirer. Avec des cours d'eau et des nappes phréatiques au plus bas, mais aussi des températures records, la saison estivale 2026 est exceptionnellement aride.

Des images satellites compilées par Météo-France mercredi 12 août montrent à quel point la verdure a laissé place à une végétation jaunie, un phénomène bien plus étendu et précoce que lors des deux étés précédents.

Source : Météo-France

Dans ces étendues de nature en manque d'eau, les risques de départs de feux de végétation sont plus élevés. A Saint-Just, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), un incendie déclenché mercredi a parcouru 230 hectares, nécessitant l'intervention de moyens aériens. Après une dégradation de la situation jeudi après-midi, le vent a baissé en soirée permettant de "traiter au maximum les reprises de feu", a annoncé la préfecture peu après minuit vendredi. Depuis le début de l'été, plus de 90 000 hectares de végétation ont été brûlés dans l'Hexagone, selon les estimations du Système européen d'information sur les incendies de forêt (Effis), à la date du 12 août.Au 1er août, 1 373 cours d'eau étaient par ailleurs "touchés par des ruptures d'écoulement" ou "des assecs", c'est-à-dire un assèchement total, selon le dernier rapport de l'Office français de la biodiversité (OFB). L'organisme public a alerté sur "la situation la plus critique jamais enregistrée à cette période. Elle dépasse la sécheresse historique de 2022, avec 112 cours d'eau asséchés en plus, et s'avère deux fois plus sévère qu'en 2025".Cette situation historique a poussé les autorités à émettre des arrêtés pour préserver ce qui reste de la ressource en eau. D'après les chiffres de Vigieau, au 13 août, près de 70% du territoire est concerné par des restrictions d'usage de l'eau potable ou des eaux des fleuves et rivières.