Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Chili Chili Chili L’ex-président chilien Gabriel Boric avait voulu en faire un musée et un lieu de mémoire. La demeure de son prédécesseur, qui s’est donné la mort lors du coup d’Etat du général Pinochet, en 1973, a finalement été rachetée par une entreprise privée à l’étroit dans ses bureaux. Article réservé aux abonnés L’historique demeure de Salvador Allende à Santiago ne deviendra pas un musée. Après une des plus vives polémiques du mandat du président chilien Gabriel Boric (gauche, 2022-2026), la famille de l’ancien dirigeant socialiste, qui s’est donné la mort le 11 septembre 1973 lors du coup d’Etat du général Augusto Pinochet (1973-1990), a vendu la maison à une entreprise privée. L’habitation, que l’Etat avait voulu acquérir en 2024, a finalement été cédée, le 4 août, à la société Linkapsis Geodesia & Ingenieria SpA pour 1 milliard de pesos (environ 948 000 euros), soit 67 millions de plus que le prix que l’Etat était disposé à payer. Annoncé en 2023 à l’occasion du cinquantième anniversaire du coup d’Etat et confirmé le 31 décembre 2024, le projet visait à transformer en musée et lieu de mémoire la maison de Salvador Allende et deux demeures de Patricio Aylwin (1990-1994), premier président de la transition démocratique. Or, la Constitution interdit aux parlementaires et aux ministres de conclure des contrats commerciaux avec le Trésor public. Et deux des quatre copropriétaires de la maison d’Allende – la fille cadette de l’ancien président, Isabel Allende Bussi, et sa petite-fille Maya Fernandez Allende –, étaient alors respectivement sénatrice et ministre de la défense. Il vous reste 73.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.