Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Patrimoine Patrimoine Patrimoine Jusqu’au 5 septembre, de jour comme de nuit, l’art s’inscrit à même la peau de la ville, venant ainsi magnifier son patrimoine militaire, religieux et urbanistique. Article réservé aux abonnés Les plaques d’égout comme nouveau support artistique ? Et pourquoi pas ? A Metz, l’artiste-graphiste Valgal l’a fait, traçant un parcours à travers le patrimoine de la ville, de la cathédrale Saint-Etienne à la porte des Allemands, en passant par le Temple neuf ou la porte Serpenoise. Ces vingt « tampons urbains » inscrits dans le bitume, dans lesquels se cache à chaque fois un bâtiment différent, sont emblématiques du travail que mène le festival Constellations de Metz, qui, depuis dix ans, fait avec aisance le grand écart entre art de rue et patrimoine. L’art s’inscrit ainsi directement à même la peau de la ville, et amène à la regarder autrement, de son majestueux patrimoine militaire, mais aussi religieux, aux quartiers où s’exprime une architecture plus brutaliste issue des « trente glorieuses ». A l’image de la résidence Le Blason, immeuble d’habitation du quartier du Pontiffroy signé en 1978 par l’architecte Jean-Louis Jolin (1935-2015). En sortant de cet ensemble aux superbes verticalités, une immense fresque accroche l’œil. On se dirige alors vers la rue du Coffe-Millet, qui semble n’avoir gardé de son passé que son nom, lequel viendrait de « casse-millet », car les huiliers de l’époque médiévale y décortiquaient le millet pour le potage. Il vous reste 79.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.