Confrontée à un manque d'intercepteurs Patriot, l'armée de l'air ukrainienne peine de plus en plus à bloquer les missiles balistiques tirés par la Russie.
Publié le 12/08/2026 23:57
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Un incendie éclate à Kiev après des bombardements russes, le 5 août 2026, en Ukraine. (VIRGINIE NGUYEN HOANG / HANS LUCAS / AFP)
Un aveu de faiblesse ? L'armée de l'air ukrainienne a annoncé, mercredi 12 août, qu'elle allait cesser de rendre publics ses chiffres détaillés quotidiens sur les frappes de missiles balistiques russes. Les restrictions porteront sur "le nombre des cibles lancées, abattues, neutralisées ou n'ayant pas atteint leurs objectifs", a déclaré le chef de la communication de l'armée de l'air, Iouriï Ignat. Les alertes en temps réel resteront inchangées et l'armée de l'air continuera de fournir des chiffres généraux sur les tirs de missiles russes, a-t-il précisé.Cette annonce intervient à un moment où la Russie intensifie ses attaques, avec des armes que l'Ukraine a de plus en plus de mal à intercepter. La Russie a tiré en juillet plus de 450 missiles de différents types contre l'Ukraine, dont près de 200 missiles balistiques, selon Kiev. Les missiles balistiques volent à grande vitesse sur des trajectoires très inclinées, ce qui les rend bien plus difficiles à intercepter que les missiles de croisière ou les drones. Seuls des systèmes avancés, notamment les Patriot fabriqués aux Etats-Unis, peuvent les abattre.Kiev a signalé une pénurie aiguë d'intercepteurs Patriot depuis que le conflit au Moyen-Orient a réduit ses approvisionnements, Washington en ayant besoin pour sa propre guerre contre l'Iran. Le président Volodymyr Zelensky a affirmé que les livraisons de missiles de défense antiaérienne par les partenaires de l'Ukraine avaient été divisées par trois depuis le début de l'année par rapport à la même période de 2025.






