Le logo de Discord affiché sur un smartphone et un écran à Rio de Janeiro, au Brésil, le 12 août 2026. MAURO PIMENTEL / AFP
L’Agence nationale de protection des données (ANPD) a ordonné, mercredi 12 août, la suspension sous trois jours des transmissions en direct sur Discord en raison de « preuves solides que l’entreprise n’a pas adopté de mesures raisonnables » de prévention après la mort d’une adolescente qui aurait été poussée au suicide sur cette plateforme.
« La plateforme a été utilisée de manière récurrente comme un environnement propice à la pratique de graves violations à l’encontre d’enfants et d’adolescents, dans des épisodes où les directs ont été régulièrement employés pour des pratiques de violence, de harcèlement, d’incitation à l’automutilation et au suicide », a détaillé l’agence.
Cette affaire a eu un grand retentissement dans ce pays ultraconnecté. Rosangela « Janja » da Silva, l’épouse du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, avait réclamé le blocage de Discord la semaine dernière.
Dans un communiqué envoyé à l’Agence France-Presse, Discord a affirmé que « la caractérisation faite par l’ANPD ne reflète pas la plateforme que nous avons construite ni les investissements que nous avons réalisés dans la sécurité des utilisateurs ». L’entreprise a par ailleurs rapporté avoir « désactivé avant la mort de l’adolescente » un « groupe de discussion privé » soupçonné d’être utilisé par « des individus impliqués dans des activités criminelles encourageant l’automutilation ».










