Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Libye Libye Libye Analyse Frédéric Bobin Le conseiller spécial du président Donald Trump Massad Boulos cherche un accord entre les familles Haftar et Dbeibah, qui se partagent le pays. Publié aujourd’hui à 19h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Les deux attaques sonnent comme des alarmes. Lundi 10 août, un attentat à la voiture piégée à Benghazi a coûté la vie à Fawzi Al-Mansouri, le chef du renseignement militaire de l’Armée nationale libyenne (ANL), commandée par le maréchal Khalifa Haftar, « l’homme fort » de l’Est libyen. Le lendemain, la raffinerie de pétrole de Zaouïa, à l’ouest de Tripoli, était ciblée par une cinquième frappe de drone depuis l’éclatement de combats entre milices rivales, une semaine plus tôt. Les deux flambées de violence n’ont a priori aucun rapport entre elles. Elles n’ont pas une relation directe avec la partition du pays en deux blocs politico-militaires – de l’Ouest et de l’Est –, une fracture héritée de la chute, en 2011, du régime de Mouammar Kadhafi. Chacune renvoie apparemment à des failles internes à chaque camp, y compris dans le cas de l’assassinat de Fawzi Al-Mansouri. Si le mobile et les auteurs de celui-ci demeurent mystérieux – les autorités de Benghazi commencent à relayer l’hypothèse d’un attentant « djihadiste » –, le simple fait qu’il ait pu se produire au sein du système hypermilitarisé forgé par le maréchal Haftar révèle de troublantes brèches sécuritaires et soulève la question d’éventuelles complicités. Il vous reste 83.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.