Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Pédocriminalité Pédocriminalité Pédocriminalité L’homme a reconnu les téléchargements et la détention des divers objets et gadgets, tous à connotation sexuelle, en relation avec des mineurs. « Aucun signalement relatif à son comportement à l’égard d’élèves n’a été porté à la connaissance de l’établissement ou des services académiques dans le cadre de ses fonctions », a précisé le rectorat de Besançon. Un assistant d’éducation a été mis en examen à Vesoul (Haute-Saône) et placé sous contrôle judiciaire, vendredi, avec notamment l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs après la découverte dans son ordinateur de milliers d’images pédopornographiques, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès du rectorat et de source policière, mercredi 12 août. Le suspect « exerçait une activité dans le secteur de l’enfance et donc en lien quotidien avec des mineurs », a précisé dans un communiqué Cathy Bianchin, substitut du procureur de Vesoul. Après que la cellule cybercriminalité de la police de Haute-Saône a détecté des flux à caractère pédopornographique sur Internet, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile du suspect à Vesoul, né en 1988, et découvert dans son ordinateur « plus de 4 000 fichiers images, 44 vidéos et de nombreux accessoires », d’après une source policière à l’AFP. L’homme a reconnu les téléchargements et la détention des divers objets et gadgets, tous à connotation sexuelle en relation avec des mineurs. Cette personne a « exercé comme assistant d’éducation contractuel au sein d’un établissement de l’académie » et « son contrat arrivant à échéance », il « ne devait pas être reconduit à la rentrée prochaine », a précisé à l’AFP le rectorat de Besançon, dont dépend Vesoul. Le rectorat dit suivre « ce dossier avec la plus grande attention » « Aucun signalement relatif à son comportement à l’égard d’élèves n’a été porté à la connaissance de l’établissement ou des services académiques dans le cadre de ses fonctions », ajoute-t-il. « Aucun élément de cette nature ne ressortait des éléments dont disposait l’administration lors de son recrutement », souligne encore le rectorat, qui dit suivre « ce dossier avec la plus grande attention ». « Quatre mille fichiers pédopornographiques et une poupée [figurant une personne mineure] chez un assistant d’éducation : c’est glaçant », a réagi dans un communiqué la haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Hairy. « Merci aux policiers pour cette traque. Les prédateurs doivent savoir qu’ils ne sont et seront jamais à l’abri », a-t-elle ajouté, constatant que « là où il y a des enfants, il y a des prédateurs ! » Le Monde avec AFP