Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Déchets et recyclage Déchets et recyclage Déchets et recyclage En Seine-et-Marne, le groupe développe une technologie pour donner une seconde vie aux déchets les plus complexes, inaugurant la première unité de ce type en France. Un procédé coûteux et critiqué. Article réservé aux abonnés On dirait d’étranges meules de foin nappées d’une poussière grisâtre. Ces balles de 500 kilos, stockées dans un hangar, en lisière de l’ancienne raffinerie de TotalEnergies, à ​​Grandpuits-Bailly-Carrois (Seine-et-Marne), sont en réalité formées d’innombrables résidus de la société de consommation. Fragments de pots de yaourt, reliquats de paquets de chips, lambeaux de film étirable… Des détritus plastiques collectés et agglomérés par le spécialiste des déchets Paprec et l’éco-organisme Citeo pour être livrés à TotalEnergies, qui promet de leur donner une seconde vie grâce au recyclage chimique. Tout un symbole pour le site de Grandpuits qui a cessé de raffiner du pétrole brut en 2021 afin de se reconvertir dans des activités liées à la transition énergétique. Opérationnelle depuis le mois de mars, l’unité industrielle de recyclage chimique est l’un des deux projets phares du site, avec une bioraffinerie qui doit ouvrir ses portes d’ici à la fin de l’année. Développée en coentreprise avec le britannique Plastic Energy, elle est la première du genre en France et a nécessité un investissement de 100 millions d’euros. Son objectif : traiter les rebuts les plus complexes, ceux que le recyclage mécanique refuse, comme les films souples, les plastiques multicouches ou les emballages contaminés par des restes alimentaires ou des traces de produits chimiques. Un enjeu de taille alors que moins d’un quart des déchets plastiques en France est aujourd’hui recyclé. La moitié d’entre eux est incinérée, et le reste finit à la décharge. Il vous reste 74.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.