Épaules basses et mains croisées devant lui, Emmanuel G. peine à trouver des explications à ses gestes. En l’occurrence d’avoir volontairement provoqué, avec un chalumeau, onze départs de feux en bord de route, dans des sous-bois, des haies, des entrées de champs. Ces actes se sont déroulés entre le 25 juillet et le 7 août, dans plusieurs communes des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire. « À chaque fois que vous avez allumé un feu, qu’est-ce que vous avez voulu faire ? », l’interroge Marc Gambaraza, le président du tribunal judiciaire de Niort (Deux-Sèvres) ce mardi 11 août. « Je ne sais pas, j’étais pas bien. J’ai aucune explication (…). J’avais un ras-le-bol de choses, je ne comprends pas », répond, penaud, cet ouvrier agricole de 45 ans, qui reconnaît les faits.
Cet habitant de Loretz-d’Argenton (Deux-Sèvres) comparaissait devant la chambre correctionnelle pour destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux. Placé en détention provisoire et jugé en comparution immédiate après son interpellation le 7 août, l’homme a été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont un an assorti d’un sursis, avec maintien en détention. Un suivi sociojudiciaire de quatre ans avec obligation d’injonction de soins a également été prononcé, tout comme l’interdiction de port et de détention d’arme pendant cinq ans.






