Des organisations de défense des droits humains ont saisi la justice mardi pour contester les sanctions imposées par le président américain Donald Trump à la Cour pénale internationale (CPI), affirmant qu'elles entravent la capacité des victimes de crimes de guerre à obtenir justice.
Dans une plainte déposée à New York, quatre organisations, dont Human Rights Watch, ont affirmé que ces sanctions devaient être annulées car elles violaient notamment le droit à la liberté d'expression protégé par le Premier amendement de la Constitution américaine.
"Il s'agit d'un abus de pouvoir illégal qui constitue une attaque frontale contre l'État de droit, l'indépendance des juges, des procureurs et des avocats, les principes fondamentaux de l'ordre juridique international, ainsi que le principe d'un égal accès à la justice", peut-on lire dans cette plainte.
Les restrictions "compromettent gravement la capacité de poursuivre en justice les auteurs de génocides, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité", affirme également ce document de 101 pages.
Des juges de la CPI sanctionnés par TrumpLes États-Unis, qui n'adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour. Celles-ci interdisent notamment aux juges d'entrer dans le pays et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.











