(Crédit photo: Shutterstock/ gguy)
Huntress a analysé MacSync, un malware macOS en six étapes combinant infostealer et cheval de Troie d’accès à distance. Il est diffusé via un faux guide d’installation de Claude Code hébergé sur une véritable URL de partage claude.ai et promu par une publicité Google payanteLe piège nécessite très peu d’éléments falsifiés. La page est hébergée sous le propre certificat d’Anthropic, tandis que la bannière de sécurité de la plateforme reprend comme une information fiable le nom choisi par l’attaquant, « Apple Support »À la dernière étape, les applications Ledger et Trezor déjà installées sont modifiées. Leur ouverture déclenche alors un faux message de récupération destiné à voler la phrase de récupération et, potentiellement, vider les portefeuilles des victimesChercher sur Internet comment installer Claude Code sur un Mac pourrait finir par coûter très cher aux détenteurs de cryptomonnaies.Une victime a effectué une recherche Google puis cliqué sur le premier résultat, une publicité Google payante. Elle est arrivée sur un guide détaillé hébergé directement sur claude.ai, présenté comme partagé par « Apple Support ». Les instructions demandaient simplement d’ouvrir Terminal et d’y coller une commande.Selon l’analyse publiée par la société de cybersécurité Huntress, la suite déclenchait une chaîne d’attaque macOS en six étapes baptisée MacSync. Elle comprenait un infostealer, un cheval de Troie d’accès à distance, un utilitaire signé destiné à obtenir une autorisation système précise, puis des versions piégées des applications de portefeuille crypto déjà installées sur la machine.Ces dernières étaient directement modifiées afin d’afficher une fausse demande de phrase de récupération.Une attaque complexe et minutieuse qui peut mener au vol d’un portefeuille La victime avait déconnecté son ordinateur d’Internet avant que Huntress puisse extraire le malware présent sur le disque. Les chercheurs ont donc reconstitué la requête du chargeur et téléchargé directement chaque étape depuis les serveurs de diffusion des attaquants.Les résultats ont mis en évidence une campagne particulièrement sophistiquée, qui avait pourtant besoin de falsifier très peu d’éléments pour sembler légitime.Anthropic permet à n’importe quel utilisateur de publier une conversation via une URL de partage publique. L’opérateur malveillant a simplement détourné cette fonction telle qu’elle a été conçue.La page frauduleuse était ainsi hébergée directement sur claude.ai, en HTTPS et sous les propres certificats de sécurité d’Anthropic. Aucun domaine ressemblant vaguement à l’original, aucun avertissement de certificat et pratiquement rien dans la barre d’adresse ne permettaient de détecter le piège.La mise en scène allait encore plus loin. La personne ayant publié la conversation avait choisi « Apple Support » comme nom d’affichage.La propre bannière de sécurité d’Anthropic, placée juste au-dessus du contenu, indiquait alors au lecteur qu’il consultait la copie d’une conversation entre Claude et « Apple Support ».Autrement dit, la plateforme reprenait elle-même le nom choisi par l’attaquant comme s’il s’agissait d’une identité établie, renforçant encore sa crédibilité.La conversation avait en outre été rédigée comme une véritable documentation technique. Elle promettait notamment que l’installation ne toucherait pas aux fichiers personnels et qu’aucune modification du système ne serait effectuée sans autorisation.Cette même caractéristique de Claude avait déjà posé problème pour une raison totalement différente.Wired avait précédemment rapporté que certaines conversations Claude privées apparaissaient dans les résultats de Google et Bing. Une URL de partage est en effet une page web publique ordinaire, que les moteurs de recherche peuvent indexer comme n’importe quelle autre.Des utilisateurs exposant accidentellement leurs conversations et un attaquant publiant volontairement un faux guide d’installation exploitent donc la même propriété. Tout contenu publié via une URL de partage devient public, indexable et servi sous le certificat d’Anthropic.Cette méthode n’est d’ailleurs pas nouvelle.Huntress avait déjà documenté un schéma similaire avec le malware AMOS diffusé via des conversations ChatGPT et Grok piégées. Les chercheurs avaient également observé un autre cheval de Troie d’accès à distance propagé par de fausses publicités pour Claude Desktop, ainsi que de faux installateurs d’outils d’IA hébergés sur GitHub.Le leurre évolue, mais la méthode reste similaire.Il convient donc de rester extrêmement prudent avant de cliquer sur un lien ou d’exécuter une commande provenant d’une source non vérifiée sur Internet, même lorsque celle-ci semble provenir d’un domaine légitime ou apparaît tout en haut de Google grâce à une publicité payante.Une faille dans Claude transforme une pub Google en outil de piratageDes hackers détournent le système publicitaire de Google pour faire passer un malware sous les radarsL’IA devient l’arme préférée des hackers pour viser les cryptos









