Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Russie Russie Russie Tribune Antoine Arjakovsky Historien Dans une tribune au « Monde », l’historien Antoine Arjakovsky appelle la coalition des volontaires et l’Union européenne à répondre coup pour coup aux attaques russes, après l’attaque au drone explosif contre l’aéroport de Leipzig-Halle, en Allemagne. Publié aujourd’hui à 18h30 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés L’attaque au drone explosif contre l’aéroport de Leipzig-Halle (Allemagne), dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août, aurait pu conduire à une catastrophe inédite en Europe. Un avion-cargo Antonov ukrainien provenant de France, chargé de munitions et de carburant, aurait pu exploser si un conducteur de bus, alerté par des passagers, n’avait pas risqué sa vie en détournant d’un coup de pied le drone planant au ras du sol. Même s’il est encore prématuré d’affirmer que cette attaque a été orchestrée par la Russie, de nombreux experts considèrent que celle-ci, du seul fait qu’elle a été organisée par des professionnels et que le drone utilisait du Semtex comme explosif plastique, a de fortes chances d’avoir été commanditée par le Kremlin. Plus généralement, le ministre de l’intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a déclaré que l’Allemagne était confrontée depuis plusieurs mois à une « menace hybride professionnelle ». Celle-ci mêle sabotage (colis piégés DHL), tentatives d’assassinat (comme contre Armin Papperger, le PDG de Rheinmetall), campagnes de désinformation (fausse vidéo annonçant la démission du chancelier Friedrich Merz) et intrusion de drones (un autre site militaire allemand stockant des missiles Patriot a été survolé, jeudi 6 août). Cela est d’autant plus inquiétant que plusieurs scrutins régionaux sont prévus outre-Rhin au mois de septembre. Dans le quatrième rapport du Service européen pour l’action extérieure, daté de mars, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, expliquait que 35 % des incidents documentés de désinformation sur le Vieux Continent et utilisant le plus souvent des vidéos générées par intelligence artificielle étaient attribués à la Russie. En France, l’actualité a, elle aussi, été marquée ces derniers mois par toutes sortes de campagnes d’espionnage, de cyberattaques, de désinformation et de manipulation des opinions publiques. Des infox ont été largement diffusées en vue de discréditer les candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2027, comme Edouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), ou non déclarés, à l’instar de Raphaël Glucksmann (Place publique). Le service gouvernemental Viginum dénonce régulièrement des exemples précis de guerre cognitive menée par la Russie contre la France. Ainsi, le 19 janvier, il a rendu publique une attaque informationnelle ciblant de hautes autorités militaires françaises. Il vous reste 66.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Pour gagner la guerre hybride menée par la Russie contre l’Europe, il faut accepter de terroriser le Kremlin comme lui-même cherche à nous terroriser »
TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », l’historien Antoine Arjakovsky appelle la coalition des volontaires et l’Union européenne à répondre coup pour coup aux attaques russes, après l’attaque au drone explosif contre l’aéroport de Leipzig-Halle, en Allemagne.






