Canicule et transports en commun ne font pas bon ménage. En région parisienne, l'inspection du travail a épinglé la RATP dans un document qui décrit des conditions de travail étouffantes pour les conducteurs de certains bus, avec des températures atteignant 42°C au volant ou 39°C dans les salles de repos.
Une décision qui "ne choque pas" Ahmed Berrahal, délégué FO secrétaire de la CSSCT (Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail). "Ça fait 22 ans que je suis à la RATP et ça fait 22 ans qu'on dénonce les températures", explique-t-il. "C'est très grave, déjà pour les usagers qui payent un Navigo à 100 euros, alors qu'on n'est pas en capacité de leur mettre une climatisation", poursuit-il.
De plus, il souligne le risque sanitaire qui pèse sur les conducteurs. "C'est dangereux pour le chauffeur de bus qui conduit pendant plus de 7h30 à 8h toute une journée. Il y a un risque d'accident très grave. On a déjà eu un collègue qui est rentré dans un arbre, dans un terminus".
Pas de climatisation dans les espaces de reposSelon le document de l'inspection du travail, la chaleur reste très élevée jusque dans les espaces censés permettre aux conducteurs de récupérer. "Le terminus, c'est l'endroit où le chauffeur doit venir se reposer, prendre un petit verre d'eau pour souffler. On voit bien que même là, la climatisation ne fonctionne pas", poursuit le délégué syndical.






