Lors d’une grève de la faim dénonçant les irrégularités présumées dans les concours de recrutement de la commission de la fonction publique du Jharkhand et de la commission de sélection du personnel du Jharkhand, à Ranchi (Inde), le 7 août 2026. YOUSUF SARFARAZ/AFP
Des étudiants indiens ont marché, lundi 10 août, vers l’assemblée législative du Jharkhand, à Ranchi, pour dénoncer des fraudes présumées lors de concours destinés à intégrer l’administration. Le mouvement de contestation dans cet Etat situé dans l’est de l’Inde a débuté le 29 juillet, quatre jours après la fin de la fronde étudiante menée par le Parti du peuple cafard (CJP), qui a conduit à la démission du ministre de l’éducation indien.
Au moins six manifestants ont commencé une grève de la faim, parmi lesquels le leader de ce mouvement, Devendra Nath Mahto, 33 ans, qui jeûne depuis plus d’une semaine. « Nous voulons que tout le système change », a déclaré à des médias indiens M. Mahto, qui réclame que l’organisation des concours de recrutement de la fonction publique dans cet Etat de plus de 33 millions d’habitants ne soit plus confiée à une société privée.
Lundi matin, les manifestants ont convergé vers l’assemblée législative de cet Etat, autour de laquelle des centaines de policiers avaient été déployés, et des barricades de fil barbelé, érigées, après l’échec des discussions entre les protestataires et le gouvernement local.










