Monde Proche et Moyen-OrientProche-Orient. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rejeté dimanche le plan en 15 points du "Conseil de la paix" de Donald Trump pour Gaza. Il conditionne tout retrait israélien du territoire au désarmement complet du Hamas, au risque de raviver les tensions autour du fragile processus de cessez-le-feu.Par H.U. avec ReutersarticleLecture 2 MinPublié le 09/08/2026 à 15:10PHOTO D'ARCHIVES : Le président américain Donald Trump pointe du doigt le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse après leur rencontre au club Mar-a-Lago de Trump à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. REUTERS/Jonathan Ernst/Photo d'archivesREUTERSIsraël a rejeté le plan en 15 points du "Conseil de la paix" du président américain Donald Trump pour Gaza et ne se retirera pas du territoire tant que le Hamas ne se sera pas "véritablement" désarmé, a déclaré dimanche le Premier ministre Benyamin Netanyahou, qui fait face en Israël à une forte contestation de ses alliés d'extrême droite. Donald Trump avait déclaré fin juillet que des pourparlers organisés au Caire entre des médiateurs et des responsables du Hamas avaient permis d'aboutir à un accord de désarmement progressif des groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza.Le président américain avait présenté cela comme une avancée décisive dans son plan visant à mettre fin à la guerre entre les deux parties, auquel Israël et le Hamas avaient tous deux donné leur accord l'année dernière et qui avait débuté par un cessez-le-feu.Israël a continué à mener des frappes sur Gaza après avoir accepté le cessez-le-feu en octobre dernier. Au moins 1 230 Palestiniens ont depuis été tués lors de ces frappes.Le Hamas, le groupe derrière l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël - qui a déclenché les violentes représailles de l'Etat hébreu contre Gaza - a dit à Reuters vouloir s'en tenir à la feuille de route convenue avec les médiateurs il y a 10 jours, qui lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Basem Naim, un responsable du groupe, a ajouté s'attendre à ce que ces médiateurs ainsi que les Etats-Unis fassent pression sur Israël "afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale", a indiqué un de ses responsables.