"On est nombreux à être très en colère" : un an après l'incendie de l'Estaque, à Marseille, des sinistrés attendent toujours de retrouver leur maison

Au mois de juillet 2025, un incendie a ravagé 750 hectares à Marseille et aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône). Plus d'un an après, c'est toujours le même paysage tout droit sorti d'un mauvais rêve qui s'offre aux yeux d'Alain et Mireille, un couple de retraités. "C'est le désert", constate-t-il. "Il n'y a plus rien", désespère-t-elle. Leur maison de 200 m² est partie en fumée. "On avait 60 ans de souvenirs. Là, ça fait mal", confie Alain.

Leur logement, trop abîmé par les flammes, a dû être complètement rasé. Or, le terrain est toujours là. La reconstruction n'a pas commencé. Seule minuscule avancée : un permis de construire obtenu en début d'année. Le couple espère des nouvelles de leur assurance pour connaître le montant de l'indemnisation et pouvoir enfin commencer les travaux.

"On sent une solidarité""On attendait qu'ils se décident au mois d'avril, après ça a été au mois de mai, après ça a été au mois de juin, après ça a été au mois de juillet. Et maintenant, au mois d'août...", énumère, lassée, Mireille. "C'est trop long. Je n'arrive plus à croire personne. Je me sens craquer." Elle ajoute : "On ne s'imagine pas que ça va être ces déboires-là."