Ingérences étrangères : sur RTL, un expert en cybercriminalité estime qu'il sera "de plus en plus difficile" de détecter les faux contenus générés par IA
À l'approche de la présidentielle, les attaques numériques vont se multiplier. Les autorités et les experts appellent donc à la vigilance face à l'afflux de faux contenus, souvent orchestré depuis l'étranger pour influencer le débat public. Récemment, trois candidats à l'élection de l'année prochaine, Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal, ont été ciblés par une campagne de fake news venue de Russie. Pour Denis Jacopini, expert informatique et spécialiste en cybercriminalité et en protection des données, les progrès dans l'intelligence artificielle (IA) vont rendre la détection de ces faux contenus "de plus en plus difficile".
Sur RTL, dimanche 9 août, il rappelle le mode opératoire de ces cybercriminels qui génèrent des vidéos ressemblant "à des vidéos d'information standard qu'on a l'habitude de voir sur les médias traditionnels, mais le contenu a été trafiqué et remplacé par des contenus choisis par des malfaiteurs". Si la plupart du temps, les fake news sont détectées par des services spécialisés, dont Viginum en France, dans d'autres, ils peuvent passer entre les mailles du filet et se propager largement.













