Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « Un château de sable avec… », saison 7 (4/6). Chaque dimanche, durant l’été, « Le Monde » accompagne un ou une artiste à la plage. Rencontre à L’Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, avec le plasticien qui a grandi à quelques encâblures de là. Article réservé aux abonnés Torpeur caniculaire, soleil zénithal. Prudent, Fabrice Hyber n’a pas quitté son bob, lequel est assorti à sa chemise et à son short de bain. Un coton à motifs de petits poissons dessinés par lui-même pour la marque Vilebrequin. On longe la digue de la Dive, à L’Aiguillon-sur-Mer (Vendée). « De Nantes à Montaigu, la digue, la digue… », chante malicieusement le plasticien en conduisant à grand train. Par les fenêtres ouvertes, le vent marin nous appelle. « Quand j’étais petit, à marée basse, on partait ramasser des moules sauvages avec mon père, là-bas, dit-il en montrant l’embouchure du Lay, ce fleuve côtier qui charrie dans la mer herbes coupées et fétus de paille. J’adorais mettre les pieds dans la vase. Et puis, sur la route, on pique-niquait sous un arbre. » L’arbre : la source, la muse, la marque de fabrique du plasticien − avec racines et rhizome. A Château-Guibert, que l’on rejoint par la route en une trentaine de minutes en suivant le cours du Lay, Fabrice Hyber, 65 ans, ne cesse d’en mettre en terre. Chênes, frênes, merisiers, saules, peupliers, cèdres, pins… Vingt-deux espèces, 70 hectares, 100 000 individus d’abord plantés avec leurs racines, puis désormais semés (« ils sont beaucoup plus résistants avec cette technique, plus adaptés à leur milieu »). Il appelle cela « La Vallée ». Il vous reste 88.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.