Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Féminicides Féminicides Féminicides Selon le quotidien « La Provence », le quinquagénaire, déjà connu pour des faits de violence sur son ex-compagne, était colistier du candidat Rassemblement national dans la commune de Bollène, lors des municipales de mars. Un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de son ex-compagne, qu’il est soupçonné d’avoir tuée avec une grande violence, jeudi 6 août à son domicile de Bollène, dans le Vaucluse, a annoncé le parquet d’Avignon. Il a en outre été mis en examen pour « détention d’armes de catégorie B et de catégorie C », a précisé Jean-François Mayet, procureur de la République adjoint, dans un communiqué. Au moment de la découverte de son corps inanimé par les gendarmes, la victime « présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne » dont certaines « supposaient l’emploi d’un objet tranchant », a précisé le procureur. Les forces de l’ordre étaient intervenues jeudi soir suite à un signalement d’une connaissance de la victime qui s’inquiétait de son absence. L’homme a ensuite été interpellé dans la soirée à son domicile, où il se trouvait avec les deux enfants du couple, qu’il formait précédemment avec son ex-compagne. Selon le quotidien La Provence, il s’agit d’un ancien légionnaire ; il serait âgé de 54 ans et avait été le colistier du candidat Rassemblement national aux municipales de mars, Franck Marest, défait par le maire sortant. Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés Plusieurs féminicides marquent la fin d’année 2025 Il n’en était pas à ses premiers actes violents sur son ex-compagne. En juin, lors de la séparation du couple, il avait déjà été mis en garde à vue pour des violences à son encontre. Placé sous contrôle judiciaire, il devait même comparaître devant le tribunal correctionnel de Carpentras, en novembre. Des mesures de protection étaient déjà en place Depuis ces actes de violence, la « victime décédée bénéficiait de mesures de protection complémentaires avec la remise d’un téléphone “grave danger” [un dispositif de téléassistance pour les personnes menacées de violences conjugales] confié fin juin par le parquet de Carpentras, ainsi que d’une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales », a précisé le parquet. « Depuis les faits du mois de juin, aucun autre fait de violence n’avait été signalé, ni même dénoncé par la victime », a-t-il ajouté. Les enfants du couple originaire de Tchéquie ont été pris en charge par le centre hospitalier d’Avignon, avant d’être placés auprès de l’Aide sociale à l’enfance. Au regard de la gravité des faits, qualifiés de meurtre, le parquet de Carpentras s’est dessaisi de l’enquête au profit de celui d’Avignon, qui la centralise. Celle-ci se poursuit désormais sous l’égide d’un juge d’instruction. En 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, contre 96 en 2023, soit une augmentation de 11 %, selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof). Un féminicide sur trois est commis à l’aide d’une arme à feu Au cours des dernières semaines, plusieurs féminicides et tentatives commis à l’aide d’une arme à feu ont été recensés, suivis ou non du suicide de l’auteur. Vendredi 1er mai, alors que les corps d’une femme et d’un homme, âgés de 64 et 66 ans, tués par balle, avaient été découverts à Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire), le parquet local a annoncé que la piste d’un féminicide était privilégiée, l’homme retrouvé mort étant vraisemblablement l’auteur des coups de feu. Dimanche 12 avril, à Montmorillon (Vienne), une autre sexagénaire a également été assassinée avec une arme à feu par son ex-compagnon, âgé de 66 ans, qui a aussi tué la sœur de la victime, âgée de 70 ans, avant de retourner l’arme contre lui. A Avesnes-sur-Helpe (Nord), le 22 février, un homme alcoolisé a grièvement blessé sa conjointe à coups de fusil, avec laquelle il était en instance de séparation. D’après la Délégation aux victimes du ministère de l’intérieur, 34 auteurs de féminicide (pour un total de 107 femmes assassinées) ont utilisé une arme à feu pour passer à l’acte. Dans les trois quarts des cas, cette arme était détenue illégalement. Le Monde avec AFP
Dans le Vaucluse, un ancien légionnaire placé en détention provisoire pour le meurtre de son ex-compagne
Selon le quotidien « La Provence », le quinquagénaire, déjà connu pour des faits de violence sur son ex-compagne, était colistier du candidat Rassemblement national dans la commune de Bollène, lors des municipales de mars.







