Le feuilleton Diomandé a sans nul doute été l'un des dossiers les plus chauds du mercato estival. En dépit de rumeurs insistantes envoyant le jeune attaquant ivoirien vers le PSG, c'est finalement le Real Madrid qui a raflé la mise en déboursant la somme de 140 millions d'euros, faisant ainsi de Yan Diomandé la recrue la plus chère de l'histoire des Merengue. Un montant astronomique pour un jeune joueur sans énorme référence en compétition, et qui interroge sur des prix toujours plus démentiels déboursés par certains clubs du gotha européen.
"Trimbalé", brisé par la mort de sa soeur, mais animé par le ballon rondMais pour s'offrir un bijou, il faut inévitablement savoir casser sa tirelire. Yan Diomandé, c'est tout d'abord l'histoire d'un diamant brut né en 2006 à Abidjan, repéré à tout juste 10 ans par Dez Bamba, président de l'académie AFI Sud Comoé. "Il n'était pas le plus doué et avait raté d'autres détections, mais il avait un volume incroyable", raconte-t-il auprès de L'Equipe, dans un portrait publié en amont de la Coupe du monde 2026.
À l'âge de 16 ans, avec un peu plus de bouteille, Yan Diomandé commence à faire parler de lui grâce à des performances remarquées notamment lors du tournoi U17 de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa). Des scouts de plusieurs clubs commencent à s'intéresser au profil, mais le recrutement de l'Ivoirien n'est pas possible avant l'âge de ses 18 ans. Comme l'explique Dez Bamba dans le quotidien sportif, Yan Diomandé "a été trimbalé" avant la signature de son premier contrat professionnel. "Le jour de la finale de la CAN Côte d'Ivoire-Nigéria (2024), Yann m'appelle pour me dire qu'il passe sa visite médicale à Chelsea. Mais il y a eu un souci avec le scout qui l'a ensuite amené à l'Olympiakos avant que Leganés ne le récupère finalement", relate le dirigeant ivoirien.










