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DécryptageMarsatac, Cabaret Vert, Panorama, Au Foin de la rue, Ecaussystème… De plus en plus de festivals investissent des lieux à l’année ou développent d’autres services afin de s’ancrer davantage dans leur territoire et dégager d’autres ressources financières.
Exister pour le public « seulement trois jours par an, c’était frustrant », confie Béatrice Desgranges, fondatrice et directrice du festival Marsatac, qui a réuni du 12 au 14 juin 30 000 festivaliers adeptes de Niska, Theodora ou Disiz au parc Borély, à Marseille. Mais pas seulement. Car si, depuis 1999, ce festival de hip-hop et d’électro destiné à la jeunesse de Marseille a conservé sa ligne éditoriale, avec un prisme social fort (ateliers dans les écoles et centres sociaux des quartiers prioritaires de la politique de la ville), il s’est aussi transformé.
Et pour cause : avec un budget de 2,5 millions d’euros par an, dont environ 20 % seulement d’aides publiques, Marsatac subit, comme tous les festivals, une forte hausse des coûts de l’énergie, des transports, des assurances, ainsi que celle des cachets des artistes. En déficit depuis deux ans, il espère revenir à l’équilibre financier cette année. « Augmenter le prix des billets n’est pas une option, et la course à l’échalote qui consiste à chercher des jauges toujours plus importantes pour amortir les coûts, ce n’est pas pour nous non plus », affirme Béatrice Desgranges, qui se tient à une jauge à 15 000 spectateurs maximum par soir, afin de préserver la taille humaine de l’événement.







