Le ministre responsable des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, Dominic LeBlanc, a rencontré jeudi le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, pour une deuxième semaine d’affilée.Encore une fois, il était accompagné de la négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, pour cette rencontre qui se déroulait à Washington.Dans un message publié sur X en fin de journée, le ministre LeBlanc a qualifié la rencontre de « constructive et approfondie ».« Notre objectif demeure le même : conclure une entente globale qui traite des tarifs sectoriels et qui est bénéfique pour les travailleurs, les agriculteurs et les entreprises canadiennes », a-t-il ajouté.

Alors que nos négociations commerciales avec les États-Unis se poursuivent, la négociatrice commerciale en chef Charette et moi avons eu une rencontre constructive et approfondie avec l’ambassadeur Greer aujourd’hui à Washington, D.C. Notre objectif demeure le même : conclure… pic.twitter.com/TNzeomYUap— Dominic LeBlanc (@DLeBlancNB) August 6, 2026

Le 19 août, date à laquelle le président américain Donald Trump entend frapper le Canada de nouveaux droits de douane, approche à grands pas.Questionné jeudi à savoir s’il était maintenant temps qu’il se rende à la Maison-Blanche, le premier ministre Mark Carney a fait valoir qu’il avait déjà la possibilité de parler fréquemment avec M. Trump. « On va avoir d’autres conversations quand ce sera nécessaire », a-t-il répondu au cours d’un passage à Saguenay, au Québec.De passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour visiter une usine d’aluminium, Mark Carney a répliqué aux propos du président Donald Trump à l’effet que le Canada est « méchant » dans ses négociations commerciales avec les États-Unis.Appelé à réagir au fait que M. Trump a qualifié le Canada de « nasty », M. Carney a laissé échapper un rire. « Oui, c’est une négociation tough (dure). On peut changer l’adjectif et dire nasty (sale), mais [pour] le Canada, c’est une question de jobs canadiens, c’est une question de l’avenir des entreprises canadiennes », a-t-il enchaîné.Les nouveaux droits de douane que M. Trump menace d’imposer aux importations canadiennes s’élèvent à 50 % et visent toute une gamme de produits. Cette fois-ci, il n’y a pas d’exemption pour les marchandises conformes à l’entente de libre-échange connue comme étant l’ACEUM.La Maison-Blanche a présenté sa nouvelle salve tarifaire comme une riposte aux interdictions provinciales sur l’alcool, au système canadien de gestion de l’offre laitière et à certains quotas automobiles.Dans la foulée, M. Carney avait promis que les négociations commerciales avec les États-Unis allaient s’intensifier.Aux yeux du chef conservateur Pierre Poilievre, M. Carney n’a, jusqu’à présent, obtenu aucun gain auprès des Américains bien qu’il ait fait plusieurs concessions.« Il n’y a pas de deal, il n’y a pas de résultat, il n’y a pas d’entente et il n’y a pas victoire. La seule chose qui est arrivée, c’est que M. Carney a fait une concession après l’autre, en même temps que M. Trump a doublé les tarifs sur l’aluminium, l’acier, et triplé les tarifs sur le bois d’œuvre », a dit M. Poilievre au cours d’un point de presse à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador.