Musique Le Britannique, multirécompensé, avait connu le succès grâce à son travail sur l’album “Ray of Light”, de Madonna. Il avait également collaboré avec Étienne Daho et le groupe Blur. Il est décédé à l’âge de 69 ans. William Orbit en 2000. RETNA Ltd/DALLE APRF Par Eric Delhaye Publié le 07 août 2026 à 18h12 «William est un génie totalement fou », déclara Madonna à son sujet. William Orbit, dont la famille vient d’annoncer le décès survenu le 23 juillet, à son domicile sans que l’on connaisse ses circonstances, avait 69 ans. Il fut de cette génération de producteurs anglais de musique électronique frayant avec la pop, avec laquelle il grandit avant d’empoigner les machines. Au nombre impressionnant de ses collaborations figure Étienne Daho, qui l’avait sollicité bien avant qu’il atteigne une célébrité tardive. Le Français apprécie son groupe synthpop Torch Song dont il a découvert le premier album, Wish Thing, et il souhaite qu’il produise Pop Satori, qui sortira en 1986. Tout le monde entrera dans un studio londonien dont l’Anglais claquera rapidement la porte, à la suite d’un désaccord financier — il en a quand même remixé plusieurs titres. “Madonna a fait ma carrière” Une douzaine d’années plus tard, William Orbit a donc décroché le jackpot en collaborant avec Madonna sur Ray of Light (1998) qu’il a habillé d’éléments trip-hop, jungle, techno ou trance typiques des productions anglaises. L’album (écoulé à seize millions d’exemplaires dans le monde) et la chanson éponyme ont remporté quatre Grammy Awards, la star exprimant ensuite régulièrement sa gratitude au producteur qui a contribué à relancer sa carrière. Il le lui rendait bien, déclarant : « J’aimerai toujours cette femme. Vraiment. Elle a fait ma carrière. » William Orbit a capitalisé sur ce succès, en reproduisant ses recettes auprès d’artistes aussi divers qu’All Saints (le tube Pure Shores), Pink, Britney Spears, Robbie Williams, ainsi que Blur sur l’album 13 (1999). Il fut également un remixeur parmi les plus demandés, à la grande époque de cet exercice : The Future, de Prince, qui figure sur la BO de Batman ; Let Me In Your Heart Again, de Queen ; Radioactivity, de Kraftwerk… Lui-même fut l’auteur d’une discographie copieuse, plutôt versée dans l’ambient et pétrie de la musique classique qu’il affectionnait. En mars dernier, il avait coupé court aux spéculations sur une collaboration avec Madonna : « Ça n’arrivera pas. » Et il en avait profité pour annoncer qu’il écrivait son autobiographie. À lire aussi : Aux États-Unis, la chevauchée fantastique de la country Musique Disparition Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner