Au siège du quotidien français « Nice-Matin », à Nice (Alpes-Maritimes), le 20 décembre 2012. VALERY HACHE/AFP
Le quotidien régional Nice-Matin a dénoncé, vendredi 7 août, l’agression d’une de ses journalistes, bousculée et projetée au sol par un élu de la majorité municipale de Cagnes-sur-Mer (RN), dans les Alpes-Maritimes, alors qu’elle couvrait un incendie, selon le directeur adjoint de la rédaction.
« Nous ne pouvons cautionner cette agression. La rédaction apporte tout son soutien à la journaliste agressée », a déclaré, à l’Agence France-Presse (AFP), le directeur adjoint de la rédaction, Guilhem Ricavy, qui condamne les faits dans un éditorial paru vendredi.
La journaliste s’était rendue mercredi sur une exploitation dans le val de Cagne, à Cagnes-sur-Mer, où un incendie a ravagé des serres. Sur place, elle a constaté la présence sous certaines serres de carcasses de voitures de luxe incendiées, ainsi qu’une banderole faisant état d’une activité de garage.
Elle a ensuite été prise à partie, avec une riveraine engagée dans le monde associatif qui l’accompagnait, par le propriétaire du terrain. Le fils de ce dernier, Ugo Massi, agriculteur sur l’exploitation et conseiller municipal, a ensuite bousculé et projeté au sol la journaliste avant de lui arracher son téléphone, selon le récit du directeur de la rédaction.







