Conditions de travail dégradées : les hôtesses de l'air et stewards de la compagnie Easy Jet se mettent en grève
Ils dénoncent "un cercle vicieux qui ne s'arrête plus depuis un an". À partir de ce vendredi 7 août, les hôtesses de l'air et stewards de la compagnie Easy Jet entament une grève qui devrait durer jusqu'au 2 septembre, à l'appel de trois syndicats qui dénoncent les conditions de travail au sein de la compagnie aérienne.
Gaël Leloup, délégué syndical de l'Union des navigants de l'aviation civile (UNAC) évoque auprès de RTL une "instabilité du planning" qui est devenue au fil du temps "le mode de fonctionnement normal de l'entreprise" : "C'est normal de changer le planning des gens une fois, deux fois, trois, quatre fois dans la même journée. Et des dizaines de fois dans le mois aussi. On peut passer du matin au soir, on peut être envoyé trois, quatre jours sur une autre base d'Europe."
Le représentant syndical pointe du doigt un "effet boule de neige" qui affecte les équipes à travers toutes les lignes de la compagnie : "Les problèmes à Porto sont aidés par ceux de Nantes qui vont ensuite aller à Charles de Gaulle, qui vont aller sur notre base."
Des négociations au point mort avec la directionLe personnel en grève dénonce les conséquences d'un tel rythme sur leur vie personnelle, mais aussi sur leur santé : "Ça crée une fatigue. Il y a des gens qui sont en arrêt maladie, d'autres qui sont en burn-out."







