Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné jeudi à Meta de financer à hauteur de 567 millions de dollars un fonds de réparation des dommages causés aux mineurs par ses plateformes, jugées responsables d'un "trouble à l'ordre public", une première aux États-Unis pour un réseau social.

Cette somme, qui doit financer sur cinq ans des programmes de santé mentale et de prévention pour les jeunes, s'ajoute aux 375 millions de dollars de pénalités civiles infligées en mars par un jury de Santa Fe, qui avait jugé Meta défaillant dans la protection des utilisateurs mineurs.

Le procureur général du Nouveau-Mexique Raul Torrez, par un communiqué, a salué "une victoire historique pour les habitants du Nouveau-Mexique et pour les familles de tout le pays" et "une victoire pour chaque parent qui s'est inquiété des effets des réseaux sociaux sur son enfant", mais Meta, qui se dit "en désaccord avec cette décision", annonce faire appel. Le groupe se dit "confiant" dans son bilan "en matière de protection des adolescents en ligne".

Des mesures inéditesLe juge Bryan Biedscheid a assorti sa décision d'une série de mesures inédites, applicables pendant cinq ans aux comptes des mineurs du Nouveau-Mexique. Elles seront toutefois gelées le temps de la procédure d'appel si Meta verse une caution, et elles ne concernent pas la messagerie WhatsApp. Ces mesures comprennent une limite de 90 heures par mois d'utilisation cumulée de Facebook et Instagram pour les moins de 18 ans.