Publié le 06 août 2026 à 19:26. / Modifié le 06 août 2026 à 19:30.
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Lorsque l’on pense aux dynasties politiques, on convoque facilement les images des Kennedy ou des Bush aux Etats-Unis. On pense à ces familles grecques, comme les Papandréou ou les Mitsotákis, dont les membres se succèdent au sommet de l’Etat. On voit les Gandhi qui ont tant marqué l’histoire de l’Inde, ou encore les Le Pen et leur poids dans la politique française.En Suisse aussi, nous avons nos familles politiques. Certes moins bling-bling que les anciens locataires de la Maison-Blanche, moins nombreuses qu’en Grèce et moins sulfureuses que les Le Pen. Parents et enfants, frères et sœurs, oncles et nièces… Ils sont en général plutôt discrets sur leurs liens de parenté et acceptent assez peu de témoigner.Retrouvez ici notre dossier sur les dynasties politiquesPour Le Temps cet été, certains ont néanmoins accepté d’ouvrir la porte de chez eux, au sens propre comme au figuré. A travers l’histoire des Couchepin, Blocher, Dittli, Moeschler et Levrat, on découvre des parcours politiques engagés, des convictions profondément ancrées, une même passion de la chose publique. Les valeurs se transmettent, et bien souvent le fruit ne tombe pas loin de l’arbre. Au détour d’anecdotes parfois touchantes et de détails du quotidien qui en disent long, ces parcours dessinent, en creux, les contours de la vie politique suisse. Mais à les entendre évoquer ainsi leurs expériences avec passion, on réalise aussi à quel point la politique est exigeante, empiète sur la vie privée, pèse sur la vie de famille et reste terriblement chronophage.Ce constat se confirme à la lecture des cinq portraits de personnalités politiques qui nous ont raconté leur «vie d’après». A découvrir dès la semaine prochaine sur notre site: les Luscher, Amarelle, Courtet, Favre et Kurth, qui ont raccroché, volontairement ou non, en y laissant parfois des plumes. Dans la bouche de ces «anciens», un même constat: la politique est un monde fascinant, enrichissant, valorisant, mais qui demande un investissement de tous les instants. Pression, fatigue et disponibilité permanentes. Des exigences qui existent aux niveaux fédéral, cantonal et communal.Pourquoi, le temps d’un été, se pencher sur le côté humain des politiciens? Pourquoi aller gratter du côté de la famille, de l’intime? Parce que la politique, c’est aussi ça. Des hommes et des femmes qui donnent de leur temps, de leur énergie, pour la collectivité. Et parfois même, qui transmettent le flambeau plus loin. Dans un pays où la milice est un des piliers du système, nous avons besoin de gens qui s’engagent dans ces mandats politiques. Un engagement qui ne va pas de soi. Car à mesure que les responsabilités augmentent, les avantages diminuent. Dans un an, des centaines de citoyens de tous les cantons vont se mettre sur des listes, battre le pavé, financer leur campagne eux-mêmes, pour tenter d’être élus. On leur souhaite bonne chance. Et on leur dit merci.






