Farhad N, lors de son arrivée au tribunal de Munich (Allemagne), le 6 août 2024. KARL-JOSEF HILDENBRAND/AFP
Un an et demi après l’attaque ayant fait deux morts et environ quarante blessés dans un cortège syndical dans une rue de Munich, l’auteur de l’attentat a été condamné à une peine de prison à perpétuité par le tribunal régional supérieur de Munich, jeudi 6 août. Le tribunal de Munich a estimé que ce crime présentait une « gravité particulière », une qualification qui rendra beaucoup plus difficile pour cet homme de 25 ans, identifié uniquement sous le nom de Farhad N., d’obtenir un jour sa libération.
Ce jour-là, le 13 février 2025, la capitale bavaroise se barricadait pour accueillir les dirigeants du monde entier venus pour la Conférence sur la sécurité (MSC). Et l’Allemagne entrait dans la dernière ligne droite d’élections législatives. Au matin, environ 1 400 personnes défilaient dans une rue du centre-ville à l’appel du syndicat des services Verdi. Au volant d’une BMW Mini, le jeune Afghan, âgé de 24 ans au moment des faits, dépasse les cinq véhicules de police escortant le cortège, accélère et fonce délibérément sur la foule.
A la fin de juillet, le parquet fédéral allemand avait requis une peine de réclusion criminelle à perpétuité ainsi que la reconnaissance de la gravité particulière de la faute. Outre les deux meurtres, l’instruction avait aussi retenu comme chefs d’accusation une tentative de meurtre dans 22 cas, lésions corporelles graves dans 19 cas et simples blessures chez trois victimes.













